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Mondiaux de Berlin 2009, les moments forts
Du 15 au 23 août dernier l’athlétisme était en fête avec les championnats du monde de Berlin. Ces championnats ont été riches en émotions pour les spectateurs. Le public attendait beaucoup de ces championnats et il n’a pas été déçu car le spectacle était au rendez-vous. Tout le monde attendait bien évidemment Usain Bolt sur la distance reine mais aussi le demi-tour de piste. Ce dernier a été exact au rendez-vous avec deux records du monde à la clef. Créditer d’un 9’58 au 100 mètres et d’un 19’19 au 200 mètres, Bolt n’a jamais été inquiété durant ces mondiaux. Il a même rajouté une troisième médaille d’or à son actif en remportant le relais 4×100 mètres avec l’équipe jamaïcaine.
Nous avons assisté à un beau chassé-croisé pour le concours du saut en hauteur tant féminin que masculin, avec la victoire de la croate Blanka Vlasic (2m04) chez les dames et le russe Yaroslav Rybakov (2m32) chez les messieurs. Autre concours, la perche, où trois français étaient attendus dont le meilleur performeur de l’année Lavillenie qui a réalisé 6m01 cette saison. C’était sans compter avec l’australien Steeven Hooker, incertain pour cause de blessure, qui n’a eu besoin que de deux sauts pour réaliser le holdup up des championnats et s’octroyer la première place.
Ceux qui n’ont pas déçu
Outre les Bolt, Vlasic et Rybakov, beaucoup de champions sont venus confirmer leur supériorité lors de ces mondiaux. Kenenisa Bekele, invaincu depuis plus de 5 ans sur la distance s’est imposé comme prévu sur 5000m et 10 000m. Allyson Felix fut égale à elle-même en remportant le 200m ainsi que Sanya Richards et Lashawn Merritt sur 400m dames et messieurs respectivement.
Les déceptions
On attendait beaucoup de certains athlètes pour qui Berlin 2009 sera un mauvais souvenir à oublier au plus vite. L’éthiopienne Tirunesh Dibaba et le cubain Dayron Robles ont tous deux manqué leurs mondiaux pour cause de blessure alors que la russe Yelena Isibayeva elle a péché par orgueil, commençant son concours à 4m75 et ne réussissant aucun de ses trois essais.
Bolt la légende vivante
Après les mondiaux de Berlin (comme ce fut le cas pour les Jeux Olympiques de Pékin en 2006), Usain Bolt n’en finit pas de faire couler beaucoup d’encre à propos de son ascension fulgurante. En effet, en un an, il a gagné près de 4 dixièmes passant de 10’03 à 9’69. Critiqué par de nombreux techniciens pour cette progression hors du commun, il a déclaré être clean, travailler dur à l’entrainement et ne pas avoir de limites. Ses plus proches rivaux sur 100m (Tyson Gay – 9’71 et Asafa Powell – 9’84) et sur 200m (Alonso Edwards – 19’81 et Wallace Spearmon – 19’85) n’ont pu qu’admirer la classe de celui qui est en passe de devenir le plus grand sprinteur de tous les temps.
L’essor de la Jamaïque
Autre sujet qui gêne aussi certains, la montée en puissance de la Jamaïque qui rafle pratiquement toutes les épreuves de sprint. En effet on assiste, et ce depuis les jeux olympiques de 2006, a une forte présence des Jamaïcains en sprint féminin et masculin, vision inhabituelle car il y a encore une dizaine d’année les Jamaïcains arrivaient péniblement jusqu’en finale des grands rendez-vous. Les Jamaïcains semblent avoir mis un terme à l’hégémonie historique des américains sur le sprint mondial.
Au tableau des médailles la Jamaïque arrive seconde (derrière les Etats-Unis) avec 13 médailles soit 7 d’or, 4 d’argent et 2 de bronze. Il est bon de rappeler qu’en 2007 pour les championnats du monde à Osaka, la Jamaïque n’occupait qu’une modeste 8ème place avec 10 médailles dont 1 seule en or !
Les mauriciens en liste
Deux athlètes mauriciens étaient en liste pour ces championnats, Eric Milazar au 400m et Stéphan Buckland au 200m.
Le premier s’est arrêté au premier tour du 400m avec une quatrième place et un chrono de 46’39, insuffisant pour se qualifier car il fallait faire mieux que 45’56.
Buckland de son côté s’est qualifié facilement pour les quarts de finale avec une troisième place et un chrono de 21’00 mais malheureusement, en quart de finale, victime de crampes au mollets il a coupé son effort complètement pour finir à la dernière place en 21’33. Déception pour le mauricien qui avait déclaré que Berlin serait ses derniers mondiaux. Lui qui n’avait raté qu’une finale des mondiaux depuis Edmonton en 2001 pour cause de blessure finit donc sa carrière mondiale par une petite déception, qui n’efface en rien le succès de sa carrière qui l’a mené au sommet et qui a fait de lui le meilleur sprinteur mauricien de tous les temps.